Pour en finir avec la rigueur
- Par: Cabinet de Subversion
- Le: 04.04.2008 16:18:40
- Dans: Politique
- [ Article original ]
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L’ultralibéral halluciné Jean-Michel Aphatie continue à dégueuler, jour après jour après jour, son combat pour la “rigueur nécessaire”. Le déficit représente quarante millards d’euros, nous dit-il, qu’il faudra un jour ou l’autre rembourser. Cela grève notre pouvoir d’achat. Rien ne démontre une méconnaissance plus crasse de quelques données élémentaires d’économie.
A savoir : le budget d’une [...] ...
L’ultralibéral halluciné Jean-Michel Aphatie continue à dégueuler, jour après jour après jour, son combat pour la “rigueur nécessaire”. Le déficit représente quarante millards d’euros, nous dit-il, qu’il faudra un jour ou l’autre rembourser. Cela grève notre pouvoir d’achat. Rien ne démontre une méconnaissance plus crasse de quelques données élémentaires d’économie.
A savoir : le budget d’une administration publique (mettons l’Etat) n’a rien de comparable à celui d’une famille. Le théorème selon lequel il ne faut pas dépenser plus qu’on ne gagne n’est pas valable pour une administration publique. L’endettement de l’Etat ne pèse pas sur les Français. La dette de l’Etat ne se rembourse ni comme un crédit, ni comme une dette privée, d’où que toutes les comparaisons à ce sujet sont idiotes. Le déficit public est un outil de politique économique et non une anomalie de gestion financière. Deux articles définitifs à lire sur le sujet : La France ne vit pas au-dessus de ses moyens, et Phraséologie psychotique de la dette.
La prose d’Aphatie, exactement similaire à celle du hayekien François Fillon, est construite sur un certain nombre de grands poncifs néolibéraux qui sont faux, nuls et non avenus, économiquement erronés, mensongers, et hypocrites.
Ainsi, on sait pertinemment que l’enjeu de la grille de lecture néolibérale, c’est de réduire la voilure de l’action publique pour que le marché puisse prendre le relais “partout où c’est possible” (les socialos sont passés spécialistes dans l’art de rejoindre l’UMP et le FN sur le “douloureux problème” des dépenses publiques).
Or, le marché, c’est quoi ? C’est travailler toujours plus, dans des conditions de travail de plus en plus délabrées, pour de moins en moins de fric. Quand on est libertaire, on n’est pas libéral. D’où la stupide inanité du syntagme “libéral-libertaire”… (Sur ce sujet, je dois remonter les bretelles à l’influentissime camarade CSP. Et lui rappeler que ce n’est autre que l’hebdomadaire bayrouïste-néolibéral Marianne qui a popularisé l’adjectif “libéral-libertaire” pour justifier les politiques sarkozystes répressives et anti-immigration au nom d’un “réalisme” anti-soixante-huitard…).
Si Sarkozy veut donc concrétiser certaines de ses promesses en recourant au déficit et à l’endettement (qui sont les moyens financiers naturels des Etats), Fillon, lui, sans doute le premier ministre le plus haïssable que le pays ait connu après Pierre Laval, continue son travail d’insulte systématique envers la gauche, “sectaire”, “imbécile”, “totalitaire”, “stalinienne”, “nazie” ; promouvant a contratio une dépense zéro, farfelue et totalement hypocrite. Le but, on le comprends, c’est de pouvoir faire des cadeaux aux riches (paquet fiscal) et de faire casquer les pauvres (franchises médicales, TVA sociale, etc.). En ce sens, la lisibilité de la politique de classe Sarkozy-Fillon est étonnante. Voilà des gens qui ne peuvent plus guère cacher travailler pour la fraction des 5% de Français les plus ultra-dominants, les plus riches. Ils n’ont pas froid aux yeux. Assumer aussi lisiblement une forme de cynisme économique radical, même quelqu’un comme, mettons, Hitler et ses soutiens industriels n’avaient pas osé. Eux se cachaient derrière le national-socialisme. Ils construisaient des routes. Là, Sarko-Fillon prennent Kouchner au gouvernement, c’est LA caution socialiste à leur politique (sauf que Kouchner est un sioniste-atlantiste néoconservateur - c’est con que la caution socialo soit le ministre le plus à droite du gouvernement).
Bref, revenons à l’essentiel : cette idée de “rigueur nécessaire” est une imposture. La France n’a pas de problème d’endettement, ni de déficit, ni de détérioration des comptes publics. Tout cela est faux. La France a un ratio d’endettement inférieur à celui des pays de l’UE, plus de deux fois inférieur à celui du Japon ; elle dispose de la meilleure note auprès des agences de cotation internationales, et surtout, en matière de gestion publique, la dette ne pèse pas sur nos porte-monnaie, ni sur “nos enfants”, comme le disent les néolibéraux (la seule solidarité qui les intéresse, c’est la solidarité inter-générationnelle, soit précisément celle qui ne passe pas par l’Etat ; pour les autres solidarités, ils s’en contrefoutent et invoquent la liberté du libre-individu libre d’écraser tout le monde. Mais pas ses enfants.), elle ne se rembourse pas comme un emprunt classique, ne grève pas le pouvoir d’achat, etc.
La rigueur n’est pas nécessaire. Il suffit de faire deux années de fac d’éco pour savoir que le discours d’Aphatie est un discours d’amateur, de pilier de comptoir, du niveau de “les jaunes y vont finir par nous envahir” ou “les pédés de la télé c’est des tapettes“. Partant, la logorrhée de Fillon, d’une violence sans pareille, fait montre d’une hypocrisie tout à fait choquante. Y adhérer, c’est être un gros fils de pute.
A savoir : le budget d’une administration publique (mettons l’Etat) n’a rien de comparable à celui d’une famille. Le théorème selon lequel il ne faut pas dépenser plus qu’on ne gagne n’est pas valable pour une administration publique. L’endettement de l’Etat ne pèse pas sur les Français. La dette de l’Etat ne se rembourse ni comme un crédit, ni comme une dette privée, d’où que toutes les comparaisons à ce sujet sont idiotes. Le déficit public est un outil de politique économique et non une anomalie de gestion financière. Deux articles définitifs à lire sur le sujet : La France ne vit pas au-dessus de ses moyens, et Phraséologie psychotique de la dette.
La prose d’Aphatie, exactement similaire à celle du hayekien François Fillon, est construite sur un certain nombre de grands poncifs néolibéraux qui sont faux, nuls et non avenus, économiquement erronés, mensongers, et hypocrites.
Ainsi, on sait pertinemment que l’enjeu de la grille de lecture néolibérale, c’est de réduire la voilure de l’action publique pour que le marché puisse prendre le relais “partout où c’est possible” (les socialos sont passés spécialistes dans l’art de rejoindre l’UMP et le FN sur le “douloureux problème” des dépenses publiques).
Or, le marché, c’est quoi ? C’est travailler toujours plus, dans des conditions de travail de plus en plus délabrées, pour de moins en moins de fric. Quand on est libertaire, on n’est pas libéral. D’où la stupide inanité du syntagme “libéral-libertaire”… (Sur ce sujet, je dois remonter les bretelles à l’influentissime camarade CSP. Et lui rappeler que ce n’est autre que l’hebdomadaire bayrouïste-néolibéral Marianne qui a popularisé l’adjectif “libéral-libertaire” pour justifier les politiques sarkozystes répressives et anti-immigration au nom d’un “réalisme” anti-soixante-huitard…).
Si Sarkozy veut donc concrétiser certaines de ses promesses en recourant au déficit et à l’endettement (qui sont les moyens financiers naturels des Etats), Fillon, lui, sans doute le premier ministre le plus haïssable que le pays ait connu après Pierre Laval, continue son travail d’insulte systématique envers la gauche, “sectaire”, “imbécile”, “totalitaire”, “stalinienne”, “nazie” ; promouvant a contratio une dépense zéro, farfelue et totalement hypocrite. Le but, on le comprends, c’est de pouvoir faire des cadeaux aux riches (paquet fiscal) et de faire casquer les pauvres (franchises médicales, TVA sociale, etc.). En ce sens, la lisibilité de la politique de classe Sarkozy-Fillon est étonnante. Voilà des gens qui ne peuvent plus guère cacher travailler pour la fraction des 5% de Français les plus ultra-dominants, les plus riches. Ils n’ont pas froid aux yeux. Assumer aussi lisiblement une forme de cynisme économique radical, même quelqu’un comme, mettons, Hitler et ses soutiens industriels n’avaient pas osé. Eux se cachaient derrière le national-socialisme. Ils construisaient des routes. Là, Sarko-Fillon prennent Kouchner au gouvernement, c’est LA caution socialiste à leur politique (sauf que Kouchner est un sioniste-atlantiste néoconservateur - c’est con que la caution socialo soit le ministre le plus à droite du gouvernement).
Bref, revenons à l’essentiel : cette idée de “rigueur nécessaire” est une imposture. La France n’a pas de problème d’endettement, ni de déficit, ni de détérioration des comptes publics. Tout cela est faux. La France a un ratio d’endettement inférieur à celui des pays de l’UE, plus de deux fois inférieur à celui du Japon ; elle dispose de la meilleure note auprès des agences de cotation internationales, et surtout, en matière de gestion publique, la dette ne pèse pas sur nos porte-monnaie, ni sur “nos enfants”, comme le disent les néolibéraux (la seule solidarité qui les intéresse, c’est la solidarité inter-générationnelle, soit précisément celle qui ne passe pas par l’Etat ; pour les autres solidarités, ils s’en contrefoutent et invoquent la liberté du libre-individu libre d’écraser tout le monde. Mais pas ses enfants.), elle ne se rembourse pas comme un emprunt classique, ne grève pas le pouvoir d’achat, etc.
La rigueur n’est pas nécessaire. Il suffit de faire deux années de fac d’éco pour savoir que le discours d’Aphatie est un discours d’amateur, de pilier de comptoir, du niveau de “les jaunes y vont finir par nous envahir” ou “les pédés de la télé c’est des tapettes“. Partant, la logorrhée de Fillon, d’une violence sans pareille, fait montre d’une hypocrisie tout à fait choquante. Y adhérer, c’est être un gros fils de pute.
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