Paso Doble n°56 : Journal de campagne américaine (V)
- Par: Toreador
- Le: 05.03.2008 22:57:36
- Tags : cain
- Dans: Politique
- [ Article original ]
- Commentaires: 0
A las cinco de la manana…
L’ennemi de mon ennemi…
Comme prévu, le dernier candidat républicain à abandonner aura été Huckabee. Je suis fier de mes prédictions.
Première leçon : Avec la désignation de Mc Cain comme candidat du camp républicain, le doute a changé de camp : désormais, les démocrates, qui avaient le vent en [...] ...
A las cinco de la manana…
L’ennemi de mon ennemi… Comme prévu, le dernier candidat républicain à abandonner aura été Huckabee. Je suis fier de mes prédictions.
Première leçon : Avec la désignation de Mc Cain comme candidat du camp républicain, le doute a changé de camp : désormais, les démocrates, qui avaient le vent en poupe, sont dans une situation stratégique défavorable. Les deux candidats démocrates pour l’investiture sont au coude-à-coude, et vont s’entre-déchirer sous le feu nourri du candidat Mc Cain. Cette triangulation de tir va laisser une victime, voire deux, sur le carreau.
L’émergence de Mc Cain est aussi porteur d’une seconde leçon : désormais, le débat démocrate va se positionner par rapport au challenger connu. Qui sera le meilleur pour battre Mc Cain ? On va scruter les sondages avec inquiétude, un peu comme le PS du temps où Sarkozy semblait invincible. Avec le risque de choisir le mauvais poulain pour de mauvaises raisons.
Choisir Clinton, c’est la carte de la sécurité : elle est aguerrie, et elle pourra efficacement contrebalancer l’argumentaire sur “l’expérience” de l’héterodoxe vétéran, peut-être même en le séchant sur les questions très pointues. Choisir Obama, en revanche, c’est la carte du marketing et des symboles. Deux Amériques s’affronteraient.
Le futur président Mc Cain Disons-le clairement : si Clinton est sélectionnée, le débat perdra toute sa saveur, car on assistera à une sorte de remake, de résumé en accéléré des débats des vingt dernières années. Les mêmes têtes reprenant les mêmes vieux débats. Si Obama en revanche est le candidat - mais le caucus du Texas a bien démontré que l’Amérique reste ce pays blanc fondamentalement raciste qui ne voudra jamais d’un président noir - l’élection sera symboliquement titanesque.
Contrairement à ce que pensent certains experts, je crois que les démocrates ont déjà perdu. Je fais le pari devant vous que Mc Cain sera le prochain président des Etats-Unis, et ce pour 3 raisons :
1/ Si Obama est désigné, il sera démoli par le vieux singe en quelques mois. La ferveur Obama ne repose sur aucune profondeur intellectuelle du candidat. Et l’Amérique raciste préfèrera Mc Cain à Obama.
2/ Si Clinton est désignée, elle fera l’objet d’un tel rejet, au point que seul Mc Cain apparaîtra comme le candidat du renouveau.
3/ Quel que soit le candidat démocrate, le parti de l’âne est désormais coupé en deux, épuisé par une campagne trop longue et trop manichéenne; il n’arrivera pas à se retrouver pour soutenir le survivant. Alors que Mc Cain va unifier le parti républicain, les démocrates vont rentrer dans des querelles de légitimité, a fortiori si ce sont les super-délégués qui tranchent.
Il est en train d’arriver aux démocrates ce que les républicains ont connu en 2000 : non pas un président mal élu après un énième recomptage des voix, “nommé” par la Cour Suprême, mais un candidat mal élu après un énième caucus, “désigné” par l’establishment du parti. Les lignes de fracture de l’Amérique sont béantes : les limites du modèle communautaire sont là.
Les Etats-Unis sont une nation divisée.
L’ennemi de mon ennemi… Comme prévu, le dernier candidat républicain à abandonner aura été Huckabee. Je suis fier de mes prédictions.
Première leçon : Avec la désignation de Mc Cain comme candidat du camp républicain, le doute a changé de camp : désormais, les démocrates, qui avaient le vent en poupe, sont dans une situation stratégique défavorable. Les deux candidats démocrates pour l’investiture sont au coude-à-coude, et vont s’entre-déchirer sous le feu nourri du candidat Mc Cain. Cette triangulation de tir va laisser une victime, voire deux, sur le carreau.
L’émergence de Mc Cain est aussi porteur d’une seconde leçon : désormais, le débat démocrate va se positionner par rapport au challenger connu. Qui sera le meilleur pour battre Mc Cain ? On va scruter les sondages avec inquiétude, un peu comme le PS du temps où Sarkozy semblait invincible. Avec le risque de choisir le mauvais poulain pour de mauvaises raisons.
Choisir Clinton, c’est la carte de la sécurité : elle est aguerrie, et elle pourra efficacement contrebalancer l’argumentaire sur “l’expérience” de l’héterodoxe vétéran, peut-être même en le séchant sur les questions très pointues. Choisir Obama, en revanche, c’est la carte du marketing et des symboles. Deux Amériques s’affronteraient.
Le futur président Mc Cain Disons-le clairement : si Clinton est sélectionnée, le débat perdra toute sa saveur, car on assistera à une sorte de remake, de résumé en accéléré des débats des vingt dernières années. Les mêmes têtes reprenant les mêmes vieux débats. Si Obama en revanche est le candidat - mais le caucus du Texas a bien démontré que l’Amérique reste ce pays blanc fondamentalement raciste qui ne voudra jamais d’un président noir - l’élection sera symboliquement titanesque.
Contrairement à ce que pensent certains experts, je crois que les démocrates ont déjà perdu. Je fais le pari devant vous que Mc Cain sera le prochain président des Etats-Unis, et ce pour 3 raisons :
1/ Si Obama est désigné, il sera démoli par le vieux singe en quelques mois. La ferveur Obama ne repose sur aucune profondeur intellectuelle du candidat. Et l’Amérique raciste préfèrera Mc Cain à Obama.
2/ Si Clinton est désignée, elle fera l’objet d’un tel rejet, au point que seul Mc Cain apparaîtra comme le candidat du renouveau.
3/ Quel que soit le candidat démocrate, le parti de l’âne est désormais coupé en deux, épuisé par une campagne trop longue et trop manichéenne; il n’arrivera pas à se retrouver pour soutenir le survivant. Alors que Mc Cain va unifier le parti républicain, les démocrates vont rentrer dans des querelles de légitimité, a fortiori si ce sont les super-délégués qui tranchent.
Il est en train d’arriver aux démocrates ce que les républicains ont connu en 2000 : non pas un président mal élu après un énième recomptage des voix, “nommé” par la Cour Suprême, mais un candidat mal élu après un énième caucus, “désigné” par l’establishment du parti. Les lignes de fracture de l’Amérique sont béantes : les limites du modèle communautaire sont là.
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