PS, parti sinistré

Les vrais problèmes se reconnaissent à l absence de solution. Le PS a un vrai problème. Au stade où en sont les choses, aucune sortie de crise heureuse n est désormais possible. Tous les cas de figure sont lestés de lourds inconvénients.... ...

Les vrais problèmes se reconnaissent à l'absence de solution. Le PS a un vrai problème. Au stade où en sont les choses, aucune sortie de crise heureuse n'est désormais possible. Tous les cas de figure sont lestés de lourds inconvénients. Le conseil national de mardi prochain validera-t-il l'infinitésimale victoire de Martine Aubry, comme on peut le penser en raison de la large majorité d'adversaires de Ségolène Royal qui le compose ? Arguant de chiffres effectivement troublants, les partisans de l'ancienne candidate hurleront à la tricherie et refuseront tout rassemblement.

Les conseil national du PS devrait-il alors procéder à un troisième tour ? Ce serait reconnaître que des fraudes ont entaché le vote de vendredi, ce qui semble on ne peut plus probable de part et d'autre, et s'engager dans un nouvel affrontement interne à haute tension. Sans la certitude que les urnes accoucheront, cette fois-ci, d'un verdict clair dans un parti extraordinairement partagé.

La vérité est que ni Aubry ni Royal ne pourront diriger efficacement le PS. Le maire de Lille serait un premier secrétaire très fragile. Elle était déjà handicapée par ses soutiens contradictoires, qui vont de la droite à la gauche du parti. S'y ajouterait une rivale méchamment postée en embuscade car convaincue de s'être fait "voler" la victoire. La présidente de Poitou-Charentes ne serait pas non plus un numéro un fort. Elle a certes été portée par une dynamique qui l'a hissé de 29% à 50% des votes en quelques semaines. Mais sa candidature est plus clivante que jamais. Nettement majoritaires dans les instances du PS, ses adversaires ne la laisseront certainement pas le gouverner à sa guise.

Une solution de compromis serait la plus raisonnable, ce qui ne signifie évidemment pas qu'elle est la plus probable. Royal devrait regretter d'avoir imprudemment sorti ses ambitions du "Frigidaire". Elle aurait mieux fait d'appuyer Vincent Peillon. Et ses opposants ne peuvent que se mordre les doigts d'avoir échoué à bâtir une majorité alternative au congrès de Reims. Le front anti-Royal bricolé au dernier moment a plus que montré ses limites.




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