Olé n°106 : T’vas voir ta gueule à la récré
- Par: Toreador
- Le: 01.03.2008 13:13:31
- Dans: Politique
- [ Article original ]
- Commentaires: 0
L’Espagne a le bourbon, la France a le bourdon
Vous l’aurez noté, l’heure est à l’insulte, comme le croque si délicieusement mon grand ami Charles* , et mes non-moins compères de Kiwis (comme le Chacal, Seb, ou Pierre Catalan). Je n’ai pas eu envie de banderiller ce passage au Salon de l’Agriculture. Tout ceci était [...] ...
L’Espagne a le bourbon, la France a le bourdon
Vous l’aurez noté, l’heure est à l’insulte, comme le croque si délicieusement mon grand ami Charles* , et mes non-moins compères de Kiwis (comme le Chacal, Seb, ou Pierre Catalan). Je n’ai pas eu envie de banderiller ce passage au Salon de l’Agriculture. Tout ceci était pathétique, dans un sens, comme dans l’autre.
Imaginez : Même pas un “parle à ma main” ou un “casse-toi tu pues et marche à l’ombre” qui auraient pu lui donner une réputation de mélomane.
En Espagne, lorsque Sa Majesté s’énerve, cela donne “Porqué no te callàs ?“. En France, “Casse-toi pov’con”. Quand même, il y a des jours où l’on se dit que la monarchie a du bon. Du Bourbon.
Mais il n’y a pas que ce cas isolé : l’actualité fourmille d’insultes, quand on ne la mélange pas avec la diffamation. J’ai même certains lecteurs de passage qui s’étonnent de ma liberté de parole (je dis ça pour Lorycalque, qui est peut-être le calque de Lorie, la chanteuse, on ne le saura jamais). La France de Frednetick* Bigard est en marche.
J’ai 10 ans De fil en aiguille, j’ai eu l’impression d’être revenu à la récré, lorsqu’on se poussait en s’insultant et en s’affublant de surnoms. Et plutôt que d’analyser une insulte dans un environnement d’adulte, je me suis plu à imaginer ce qu’a dû être l’enfance de ceux qui nous gouvernent.
J’ai donc essayé, pour les besoins de cet olé, d’imaginer une classe de CM2 (sans le parrainage de la Shoah) avec nos hommes politiques enfants. Imaginez-les : quelconques, perdus dans l’anonymat d’une salle de classe, peut-être en butte à l’hostilité et à la cruauté des autres bambins…
J’imagine le petit Nicolas de Nagy Bosca. On devait le surnommer “Nabot” ou peut-être “Pec“. Mais celui qui lui sortait ça devait ensuite courir vite pour ne pas se prendre une taloche.
Le Premier de classe s’appelait François Fillon, mais tout le monde, surtout lorsqu’il avait une bonne note, murmurait derrière lui “trou du fion, trou du fion“.
Borloo devait avoir des jeux de mots stupides du genre “Borloo le Loup” ou “Borlou t’es mou” (Borloo t’es relou ? Borloo Waterloo ?). Voilà sans doute pourquoi il a eu une enfance moins traumatisante que les deux autres.
Et puis il y a ceux qui ne devaient pas avoir un jeu de mots mais un surnom, protégés et handicapés par leur nom exotique : Nathalie Kosciusko-Morizet ou Sylvie Noachovitch. Avec les résultats que l’on sait…
L’autre classe de CM2, celle de l’opposition devait être pas triste non plus. Ségolène a dû passer son enfance avec des jeux de mots sur la royauté, et puis - derrière son dos, car elle n’hésitait pas à te griffer - sur les cigarettes et la pâtée pour chien. Jean-Luc Mélenchon, un peu rond, avait droit à le saucisson, le torchon, le bouchon. Et n’évoquons pas par pudeur “Bayrou le Mérou”, ses grandes oreilles et son défaut de bégaiement.
Enfin, il y a les cas désespérés. Pour une fille s’appeler “Mignon”, il vaut mieux être une bombe. “Bachelot” rime avec “Cachalot”. Et je ne parle pas de “Boutin“.
A l’insulteur anonyme Quelque part, je trouve que c’est amusant. Imaginez qu’il y a peut-être un type en France qui s’appelle Norbert Martin. Il était assis en classe de CM2 juste derrière Nicolas Sarkozy, qu’il a martyrisé pendant toute une année en disant “Pec, pec, pec”.
Norbert Martin vit un grand moment de solitude depuis plusieurs mois. Il se réveille tous les matins depuis un an, en disant en sa rasant qu’il est peut-être le seul en France à avoir foutu des baffes à Sarko. Peut-être d’ailleurs Norbert Martin me lit en ce moment…et qu’ il a rétrospectivement un frisson dans le dos !
Norbert Martin tressaute chaque fois qu’une voiture de police se gare devant chez lui. Norbert Martin n’ose plus quitter le territoire pour ses congés. Norbert Martin déprime, sa femme l’a quitté. Il a imaginé changer de nom.
Alors samedi dernier, Norbert Martin a pris son courage à deux mains. Et il est allé au Salon de l’Agriculture…
* Mention Eolassienne - Charles’ et Frednetick sont des marques déposées “Sept Merveilles du Oueb”. Tous droits réservés au Torero.
Imaginez : Même pas un “parle à ma main” ou un “casse-toi tu pues et marche à l’ombre” qui auraient pu lui donner une réputation de mélomane.
En Espagne, lorsque Sa Majesté s’énerve, cela donne “Porqué no te callàs ?“. En France, “Casse-toi pov’con”. Quand même, il y a des jours où l’on se dit que la monarchie a du bon. Du Bourbon.
Mais il n’y a pas que ce cas isolé : l’actualité fourmille d’insultes, quand on ne la mélange pas avec la diffamation. J’ai même certains lecteurs de passage qui s’étonnent de ma liberté de parole (je dis ça pour Lorycalque, qui est peut-être le calque de Lorie, la chanteuse, on ne le saura jamais). La France de Frednetick* Bigard est en marche.
J’ai 10 ans De fil en aiguille, j’ai eu l’impression d’être revenu à la récré, lorsqu’on se poussait en s’insultant et en s’affublant de surnoms. Et plutôt que d’analyser une insulte dans un environnement d’adulte, je me suis plu à imaginer ce qu’a dû être l’enfance de ceux qui nous gouvernent.
J’ai donc essayé, pour les besoins de cet olé, d’imaginer une classe de CM2 (sans le parrainage de la Shoah) avec nos hommes politiques enfants. Imaginez-les : quelconques, perdus dans l’anonymat d’une salle de classe, peut-être en butte à l’hostilité et à la cruauté des autres bambins…
J’imagine le petit Nicolas de Nagy Bosca. On devait le surnommer “Nabot” ou peut-être “Pec“. Mais celui qui lui sortait ça devait ensuite courir vite pour ne pas se prendre une taloche.
Le Premier de classe s’appelait François Fillon, mais tout le monde, surtout lorsqu’il avait une bonne note, murmurait derrière lui “trou du fion, trou du fion“.
Borloo devait avoir des jeux de mots stupides du genre “Borloo le Loup” ou “Borlou t’es mou” (Borloo t’es relou ? Borloo Waterloo ?). Voilà sans doute pourquoi il a eu une enfance moins traumatisante que les deux autres.
Et puis il y a ceux qui ne devaient pas avoir un jeu de mots mais un surnom, protégés et handicapés par leur nom exotique : Nathalie Kosciusko-Morizet ou Sylvie Noachovitch. Avec les résultats que l’on sait…
L’autre classe de CM2, celle de l’opposition devait être pas triste non plus. Ségolène a dû passer son enfance avec des jeux de mots sur la royauté, et puis - derrière son dos, car elle n’hésitait pas à te griffer - sur les cigarettes et la pâtée pour chien. Jean-Luc Mélenchon, un peu rond, avait droit à le saucisson, le torchon, le bouchon. Et n’évoquons pas par pudeur “Bayrou le Mérou”, ses grandes oreilles et son défaut de bégaiement.
Enfin, il y a les cas désespérés. Pour une fille s’appeler “Mignon”, il vaut mieux être une bombe. “Bachelot” rime avec “Cachalot”. Et je ne parle pas de “Boutin“.
A l’insulteur anonyme Quelque part, je trouve que c’est amusant. Imaginez qu’il y a peut-être un type en France qui s’appelle Norbert Martin. Il était assis en classe de CM2 juste derrière Nicolas Sarkozy, qu’il a martyrisé pendant toute une année en disant “Pec, pec, pec”.
Norbert Martin vit un grand moment de solitude depuis plusieurs mois. Il se réveille tous les matins depuis un an, en disant en sa rasant qu’il est peut-être le seul en France à avoir foutu des baffes à Sarko. Peut-être d’ailleurs Norbert Martin me lit en ce moment…et qu’ il a rétrospectivement un frisson dans le dos !
Norbert Martin tressaute chaque fois qu’une voiture de police se gare devant chez lui. Norbert Martin n’ose plus quitter le territoire pour ses congés. Norbert Martin déprime, sa femme l’a quitté. Il a imaginé changer de nom.
Alors samedi dernier, Norbert Martin a pris son courage à deux mains. Et il est allé au Salon de l’Agriculture…
* Mention Eolassienne - Charles’ et Frednetick sont des marques déposées “Sept Merveilles du Oueb”. Tous droits réservés au Torero.
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Toreador, un oeil noir … dans l’arène politique !” A méditer : Une idole se meurt/ Une autre prend sa place / Tu as perdu la face / Et soldé ton destin / Car la gloireOlé n°106 : T’vas voir ta gueule à la récré | “Toreador, un ...
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