Beigbeder est tout sauf un con.

En rentrant de Bordeaux dimanche, j’ai eu un choc en voyant cette affiche dans le métro parisien. Je me suis même étonné que personne n’en soit choqué, jusqu’à cet article sur Rue89, certes abrupt, mais qui analyse parfaitement ce que nous dit cette affiche. Pour tout vous dire, je l’ai d’abord trouvée ridicule. Cet ex-pubard [...] ...

En rentrant de Bordeaux dimanche, j’ai eu un choc en voyant cette affiche dans le métro parisien. Je me suis même étonné que personne n’en soit choqué, jusqu’à cet article sur Rue89, certes abrupt, mais qui analyse parfaitement ce que nous dit cette affiche. Pour tout vous dire, je l’ai d’abord trouvée ridicule. Cet ex-pubard crachant dans la soupe dans 99 francs, se vautrant dans des soirées plus ou moins mondaines, plus ou moins vulgaires, torse nu et nous exposant sa maigreur et ses tout petits bras, j’avais presque pitié. Mais le message est vraiment insidieux et cynique. Je n’avais pas vu le livre de Baudrillard, La société de consommation, dans les mains de celui qui s’érige désormais en critique littéraire comme je pourrais m’auto-proclamer meilleur boulanger de l’année 2008. En fait, le message est simple: je me fous de votre gueule. Des années de critique de la société de consommation par des sommités comme Debord, Baudrillard, par des artistes comme Ferré, Ferrat, tout cela utilisé dans une publicité, comble de l’ironie, comble du foutage de gueule. Et Beigbeder, gerbant chantre de cette société, qui tente de bomber son petit torse et de se donner un air presque christique avec sa coupe improbable et sa barbe fournie, homo novus dans cette belle société qui est la nôtre. Les Galeries Lafayette font fort, très fort: les fringues, on s’en tape: le jean que porte Beigbeder est presque invisible. Ici, messieurs dames, on ne vous vend pas des fringues, on ne vous vend pas de la mode. Ici, on vous vend l’homme, madame. L’icône de la société de consommation. Le bourgeois de base qui utilise la culture pour mieux l’asservir, et qui vient ensuite se plaindre dans un bouquin-caniveau que la publicité n’aide en rien à l’élévation des hommes. Pauvre type. Et dire qu’on censure des publicités bien plus utiles…




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Beigbeder est tout sauf un con. : Liens


 99 francs de F. beigbeder
écrire - des livres - Frédéric Beigbeder est un Il est un peu con, Octave. La suite? Elle consiste Et puis, tout d'un coup, ça y est, on se noie, fin du
  99 francs de F. beigbeder
 Mon éditeur est un enculé, le pamphlet censuré par Frédéric ...
me direz, et à raison, que c’est un producteur est un enculé (c’est un fait universellement reconnu) – ça rend les choses tout Beigbeder est décevant. Il a beau citer
  Mon éditeur est un enculé, le pamphlet censuré par Frédéric ...
 Mafesoli, ma thèse, mon cul, mon signe astral, etc.
sociologique tout sous-entendu péjoratif mis à part - ce que Beigbeder est à la littérature : un Monsieur est un sacré con, une Sauf un, avec sa
  Mafesoli, ma thèse, mon cul, mon signe astral, etc.






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