Archive avril 2008

Tous les articles archivés pour le mois et l'année demandée.

Elkabbach : « Entre ici Pascal Sevran »

un communiqué commun LDH et LDH-NC à propos de la situation en Nouvelle-Calédonie

le président de l USTKE a été condamné, lundi 21 avril, à 12 mois de prison dont 6 mois ferme, à la suite des violences du 17 janvier dernier - Kanaky – Nouvelle-Calédonie

Un grand parti de gauche pour un New Deal

Tribune de Jean-Pierre Chevènement parue dans l édition du Monde du 24 avril 2008. L électrochoc dont a besoin le Parti socialiste pour se reconstruire et l emporter passe par une critique approfondie du capitalisme. Certains, à gauche, comptent sur la puissance du rejet du pouvoir en place : il suffirait, à leurs yeux, que le Parti socialiste désigne demain un candidat crédible, en cohérence avec le projet social-libéral qu il porte depuis 1983, éventuellement corrigé à la marge. Pour d autres, les trois échecs successifs du candidat socialiste à l élection présidentielle (1995, 2002, 2007) ne sont pas l effet du hasard, mais la conséquence d une rupture profonde avec les couches populaires que Ségolène Royal n a comblé qu en partie en 2007. La reconquête de l électorat populaire n est pas possible à partir de l existant. Elle passe par l organisation d un électrochoc puissant, débouchant sur la création d un grand parti de toute la gauche, à condition bien entendu qu il porte un projet à la hauteur des défis de la crise qui vient. Le mouvement socialiste, depuis les origines, n a jamais fait l économie d une critique du capitalisme de son temps. La refondation de la gauche aujourd hui ne peut davantage faire l économie d une critique approfondie de la globalisation. Succédant à l ère du New Deal (1945-1979), la globalisation libérale, voulue de longue date par les Etats-Unis, n est pas qu un phénomène économique - l ouverture généralisée des marchés -, elle est aussi politique : elle ne marche qu avec l hégémonie des Etats-Unis, qui ont imposé le dollar comme monnaie mondiale et contrôlent, à travers leurs multinationales, l essentiel des flux de richesses et notamment de matières premières. La globalisation, à travers la libération des mouvements de capitaux, a débouché sur la domination sans partage du capital financier. La crise financière actuelle trouve son origine dans le surendettement des ménages américains et dans les dérives de la sphère financière. En réalité, les Etats-Unis n ont plus les moyens de dominer seuls le monde. Leur politique de fuite en avant dans l endettement intérieur et extérieur aussi bien qu en politique étrangère, avec l invasion de l Irak, rencontre ses limites. La chute du dollar et l enlisement militaire au Moyen-Orient rendent manifeste la "surextension impériale", dont l historien Paul Kennedy avait eu l intuition dès 1987. Les Etats-Unis cherchent en Europe des supplétifs, mais rien ne saurait enrayer la marche vers un monde multipolaire, avec la montée des grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, etc.) et le retour de la Russie. La seule question qui se pose est de savoir si nous prétendons contrarier cette évolution en nous mettant, au nom d un "occidentalocentrisme" à courte vue, à la remorque de la politique néoconservatrice américaine, au risque de tensions et de conflits multipliés, ou si, au contraire, nous voulons que la France et l Europe tiennent leur rôle pour faire prévaloir le dialogue des cultures et l autorité du droit international sans lequel il ne peut y avoir de paix durable dans ce monde multipolaire. Ce choix est crucial. Il ordonne toute la politique française. Il n est pas moins décisif pour la réussite d un processus de refondation de toute la gauche. Celle-ci, en effet, doit s appuyer sur la crise de la globalisation financière pour dessiner les contours du monde nouveau. Les institutions internationales, qui sont au coeur de la globalisation (FMI, OMC), sont en pleine crise : le FMI, contrôlé en fait par les Etats-Unis qui y disposent d un droit de veto, est frappé d impuissance et personne n imagine plus qu une relance de la croissance puisse résulter d une nouvelle libéralisation du commerce international. Les pays les plus libéraux aujourd hui n hésitent plus à recourir à l intervention publique, comme si les nationalisations redevenaient légitimes, dès lors qu il ne s agit plus que de nationaliser des pertes. La grande crise qui vient amènera un réexamen critique de tous les postulats libéraux (libre-échangisme, effacement de l Etat, rejet des politiques industrielles au nom de la "concurrence"). Les règles de l organisation monétaire et du commerce international sont à revoir. Un grand parti de toute la gauche, en France, doit se donner pour visée l organisation d un nouveau New Deal à l échelle mondiale. Cette nouvelle donne monétaire, sociale, environnementale, implique la réunion de grandes conférences internationales entre pays industrialisés et pays émergents. Encore faut-il pour cela qu une volonté politique s exprime. Sinon à quoi servirait la gauche ? Et à quoi servirait la France ? C est cette visée qui donnera toute sa puissance et sa légitimité à l effort de conviction que la gauche devra déployer aussi bien en France vis-à-vis du monde du travail qu au plan international vers les formations progressistes et vers les pays émergents. C est ainsi que la gauche française pourra donner une juste perspective aux luttes sociales, particulièrement en ce qui concerne les délocalisations et la préservation, en France et en Europe, d un tissu productif moderne. La gauche française doit construire autour d elle une vaste "alliance des productifs". Les institutions européennes auront à se réformer au feu de la crise. Le recentrage de l Allemagne sur l Europe, auquel nous devons contribuer, sera déterminant. Pour maintenir le tissu industriel, l Etat ne devra se priver d aucun moyen. Cette nouvelle donne suppose que la gauche française se réapproprie la tradition généreuse de Jaurès qui n a jamais opposé l internationalisme et la nation. Ainsi, c est à travers la conscience d une tâche historique exceptionnelle qu on relèvera la gauche. Je suis convaincu que l organisation, dans tout le pays, de "forums de l unité", dès lors que seront abordés les débats de fond, permettra d attirer des milliers de sympathisants aujourd hui encore sur le reculoir. Nous créerons ainsi un mouvement irrésistible vers cet "événement-électrochoc" que serait une nouvelle refondation de la gauche, à l image de celles qui, de 1905 à 1971, ont rythmé son histoire. Un tel parti doit s ouvrir à toutes les sensibilités. En effet, un "parti révolutionnaire" dressé contre un parti "social-libéral" ouvrirait un boulevard à la droite. Les communistes, dont l histoire a eu sa grandeur, trouveront mieux qu un rôle d appoint au PS dans la création d un grand parti de toute la gauche. L expérience montre que le dialogue entre des sensibilités radicales, voire utopiques, et des sensibilités plus gestionnaires peut être fécond au sein d une même organisation. Une phase intérimaire de type fédéral ou confédéral entre les parties constitutives est peut-être inévitable, mais le temps presse. Les échéances sont proches. Ne sous-estimons pas les capacités de rebond de Nicolas Sarkozy. Créons, pendant qu il en est temps, l élan nécessaire. Construisons une véritable alternative en prenant appui sur les intérêts indissociables de la France et du monde du travail.

Dire ou ne pas dire? Réponse jeudi soir 22/04

Ce matin, Christian Noyer, gouverneur la Banque de France, était l invité de RTL, à 7H50. Ce gouverneur, avec ses pairs de la Banque centrale européenne, a souvent évoqué les risques de l inflation eu Europe. On lui a souvent ri au nez en France. Inutile de citer des noms, d ailleurs la liste serait trop longue, mais beaucoup de ceux qui nous gouvernent et de ceux qui aspirent à le faire moquaient des "nains" de Francfort. Comment comment, disaient ces esprits français toujours supérieurs, de l inflation, mais où voit-il de l inflation? Aujourd hui, nous y sommes. Tout flambe, et tout augmente. Le lait, par exemple, de 83% nous apprend-on ce matin. Donc, les banquiers centraux avaient raison. Dure leçon pour ceux qui pensent que la politique possède en elle même une telle force que l expression de sa volonté peut faire plier le monde. Les prix augmentent et les salaires ne suivront pas. Triste constat. La consommation risque d en faire les frais, et avec elle la croissance. Les recettes fiscales pourraient en souffrir et le déficit budgétaire français se creuser. C est un risque. Christian Noyer n a pas voulu l évoquer ce matin, préférant redire que les prévisions de croissance françaises, qui ne sont déjà pas mirobolantes, entre 1,7% et 2%, pouvaient être maintenues, même si, a-t-il ajouté, le plus probable, c est que la fin de l année nous trouve plutôt vers le bas que vers le haut de la fourchette. C est dans ce contexte économique que le président de la République prépare son intervention télévisée, jeudi soir. Quels mots choisira-t-il pour évoquer la réalité? Cela dépendra d abord de sa perception de la réalité. A en croire des propos qu il a tenu devant une journaliste du Point, et qui les rapportaient la semaine dernière, le président de la République est plutôt content de lui. On n a jamais autant réformé dans ce pays que depuis le général de Gaulle, aurait-il assuré. Vous, je ne sais pas, mais le mot "réforme" commence à m insupporter. On ne sait pas ce qu il veut dire et c est sans doute pour cette raison qu il est employé à toutes les sauces. Nous allons réformer, nous allons encore accélérer les réformes, nous irons jusqu au bout des réformes. Quand on a dit tout cela, on n a pas dit grand chose, sinon rien. Il vaudrait mieux, dans l ordre, répondre simplement à quelques questions simples. L Etat doit-il diminuer ses dépenses pour favoriser un retour à l équilibre budgétaire ou doit-il en maintenir le niveau pour éviter d enclencher un processus susceptible d affaiblir des hypothèses de croissance déjà faibles? Faut-il poursuivre, pour les mêmes raisons, les non remplacement de postes de fonctionnaires partant à la retraite ou bien faut-il entendre les enseignants, les élèves, leurs parents, qui manifestent contre ces suppressions de postes? Faut-il mettre en place le RSA (revenu de solidarité active) pour tenter de sortir les plus pauvres de leur situation de précarité ou faut-il abandonner ce projet au nom d une gestion plus rigoureuse des finances publiques? Faut-il construire un second porte-avions car les intérêts de défense de la France en commande la réalisation ou faut-il en abandonner le projet parce que la situation budgétaire est calamiteuse? En clair, il serait bien, juste et nécessaire, démocratique même, que le président de la République indique ses priorités et explique leurs conséquences. Prendre en compte d abord la crise des finances publiques et faire de leur résolution un objectif majeur de sa politique, c est engager le pays dans la voie des sacrifices et de la rigueur. Ceci s explique et se détaille. Les raisons d une telle politique doivent être expliquées, le partage du fardeau et des sacrifices, notamment d éventuelles hausses d impôts, car c est un rêve d imaginer résoudre ce grave problème sans augmentation de la fiscalité, détaillé. Ou bien, le président persiste à dire, comme dans une récente interview au Figaro, que "la rigueur, ça ne marche pas." Alors, pour ne déprimer ni la croissance ni Billancourt, il relègue au second plan les déficits publics, tant pis pour 2012, tant pis pour les Allemands, tant pis pour l Europe. L Etat continue à financer des politiques ambitieuses, logement et précarité, éducation et recherche, famille et défense, et parie sur le déclenchement d un cercle vertueux par la dépense publique, renforcé par une économie mondiale qui finira bien par retrouver les chemins de la croissance. Le premier scénario peut être critiqué au nom de la capitulation de la politique devant l économie. Le second peut être combattu pour la fuite en avant qu il représente. Il en existe un troisième, heureusement, qui revient à noyer ce qui est clair et à dissimuler ce qui est vrai. Depuis l origine des temps, la politique s est parfois compromise en remplissant cette fonction. Le discours et les phrases n ont pas vocation à expliquer la réalité mais à la travestir. Il y a des mots pour qualifier cela. Je vous laisse les trouver. A votre avis, jeudi soir, en face de quel scénario serons-nous? Le premier, le deuxième ou le troisième?

Désir de Rupture n°18 : TV Nostrum

J’ai reçu hier un courriel du site Internet www.matelepublique.fr, lancé par la Commission pour une Nouvelle Télévision Publique, qui m’invitait à participer et à donner mon avis sur la télévision publique de demain autour de deux thèmes : « Une télévision publique : pour quoi faire ? Définissez vos programmes de demain » et « [...]

Corinne Lepage: consommation et valeurs universalistes


Alors qu’ en 1968 , certains mouvements se faisaient au nom du petit livre rouge de Mao, aberration décriée par le monde économique de l époque, en 2008 c est ce même monde économique qui cherche à donner comme modèle celui de la croissance chinoise, heureuse bénéficiaire d un taux de croissance de l ordre de 10 % de l an. C est tout autant une aberration. Le choix fait par la Chine de produire en masse et pas cher, se fait évidemment grâce à une pollution sans précédent et à une politique sociale, si tant est qu on puisse utiliser le mot, autant inégalitaire que dramatique pour des millions de personnes. Les occidentaux en portent une large part de responsabilité. En rejetant vers la Chine leurs activités polluantes et en investissant massivement sur ce nouveau marché, ils n ont pas envisagé que la Chine puisse aussi décider de faire du monde une poubelle et de son pays un martyrologe sur le plan de l écologie autant que sur celui des droits de l homme. Car les deux sujets sont étroitement liés. Fin 2007 l agence Chine nouvelle affirmait qu un enfant atteint de malformations liées à la pollution de l air ou de l eau naissait toutes les 30 secondes, soit une augmentation de 40 % par rapport au début de la décennie. Le forum Europe Chine dans le comité fondateur duquel siège Michel Rocard, affirme que le nombre de pauvres en milieu urbain est passé de 4 millions en 2000 à 22  millions ,4 ans plus tard soit une croissance de 50 %. Du fait de la politique de déforestation massive, les déserts représentent désormais un quart du territoire et un tiers du pays connaît de sérieux problèmes d érosion.

La réduction des surfaces cultivables est deux fois plus rapide depuis le début du XXIe siècle ce qui a deux conséquences. D une part, le désert progresse de 2000 à 2500 km² par an depuis le début du XXIe siècle et 200 millions de réfugiés sont attendus venus des villages menacés par le sable. D autre part, la baisse de la production agricole  qui résulte à la fois des conséquences de l assèchement (en 2006 , la FAO annonçait la perte de plus de la moitié de la récolte du blé hivernal dans de nombreuses provinces du Nord les plus exposés à l avancée du désert) et d un choix politique lié dans l investissement de l eau chinoise dans la production de l’acier et non pas dans celle du blé ,contribue largement à la crise alimentaire mondiale . De fait, en effet, le nombre de villes chinoises souffrant d un manque d eau a triplé au cours des années 1980. L assèchement du Huang He et du Chang jiang ont conduit au projet pharaonique des trois gorges et au détournement de ce fleuve vers le Huang He. Outre la catastrophe humaine patrimoniale et  écologique que représente la réalisation du barrage des trois gorges, la réalisation du barrage est aujourd hui remise en cause par des fissures, des affaissements de terrain et  une augmentation de la sédimentation qui menace l approvisionnement en eau potable des populations alentour .

Enfin, la réalisation d une centrale à charbon par semaine pour alimenter la croissance est une menace pour l humanité tout entière. À terme, la Chine ne pourra pas répondre à sa demande agroalimentaire ni aux besoins en matières premières de son industrie .Elle doit donc impérativement trouver à l extérieur la réponse à ces besoins ,d où sa politique en Afrique et en Amérique du Sud. Ainsi, le besoin de pétrole explique la realpolitik chinoise de soutien au régime de Khartoum, le Soudan étant devenu l un des principaux fournisseurs de pétrole de la Chine : 8 milliards de dollars a minima ont été investi par Pékin dans l exploration et la production . 10 000 Chinois vivent au Soudan dont 4000 sont chargés de protéger le pipeline du sud Soudan C est la raison pour laquelle la question du Darfour, comme l a très bien rappelé Bernard Henri Lévy dans son éditorial de l Express de cette semaine, doit revenir dans le débat concernant le boycott des jeux olympiques de Pékin. N oublions pas que la première fois où il a été parlé de boycott de ces jeux olympiques, c était précisément lors de la soirée consacrée au Darfour, quelques jours avant le premier tour des présidentielles, soirée au cours de laquelle un certain nombre de candidats s étaient précisément prononcé en sa faveur. La question des droits de l homme au sens auquel on l entend habituellement et de droits de l homme au sens de droit à la survie de l’espèce humaine en général et à la survie des êtres humains vivant aujourd hui en particulier doit faire un tout.

Le boycott politique qu’Angela Merkel et Gordon Brown ont déjà accepté est une nécessité pour le Darfour comme pour le Tibet. La focalisation de la réaction chinoise au lamentable parcours de la flamme, contre la France, témoigne de la réactivité de notre société, et c est tout à son honneur, contre les violences perpétrées au Tibet et au Darfour. Dans l un ni l autre cas, le pétrole et l eau qui sont une des données sous-jacentes mais essentielles du problème, ne doivent pas être oubliés. Mais ne doit pas l être davantage la responsabilité occidentale dans la soif chinoise d eau et de matières premières dans la mesure où celle-ci s abreuve principalement de la consommation de nos sociétés. Refuser d aller à Pékin pour la cérémonie d ouverture des jeux olympiques, c est non seulement démontrer que nous sommes capables, même avec des menaces de retombées économiques négatives, de faire prévaloir les valeurs universalistes que nous sommes censées défendre  sur la scène internationale.

C est aussi accepter de nous interroger sur les conséquences que notre mode de développement et nos choix de consommateurs induisent inévitablement sur le plan social comme sur le plan environnemental.

Chronique France-Culture du 21 avril

L’hebdo des socialistes n°485

L’hebdo en ligne Télécharger l’hebdo des socialistes (format pdf 3,3 Mo) Feuilleter L’hebdo Edito Loin de la sécurité professionnelle, par Alain Vidalies Actualités France Politique : Nicolas Sarkozy, champion de l’impopularité Consommation : Les plus modestes paient la facture de la rigueur Institutions : une réforme limitée Actualités Internationales Italie : un nouveau paysage politique PSE : une ambition commune pour l’Europe Conflit israélo-palestinien : [...]

Enquête qualitative express : qu avons-nous fait pendant la campagne des municipales ?

Lectrices et lecteurs de France démocrate, puis-je vous demander votre contribution pour un petit travail que j ai pris en charge dans le petit groupe de travail MoDem créé par Christophe Ginisty ? Il s agit de me donner vos réponses personnelles à quelques questions sur votre expérience des municipales - et cantonales. Merci de répondre aux questions qui vous intéressent, en rappelant le numéro de question, soit ici en commentaires , soit ailleurs (votre blog…) en laissant ici l URL du billet (...) - Méthode / Mobiliser, Organiser, Militant politique, Candidat, Partis-militance, Municipales 2008, Cantonales 2008, Article_principal_de_Une, Former

Iran : Cacophonie et débandade au ministère du pétrole !

Téhéran attend depuis près de deux ans que Total et Shell finalisent leur accord préliminaire conclu en 2006 et 2007. Afin de ne pas perdre la face, Téhéran leur a déjà accordé plusieurs délais qui ont tous étaient remplacés par de nouvelles deadlines. Le dernier de ces délais a été enterré aujourd hui dans un certain désordre. Il y a quelques jours, à la veille de l inauguration à Téhéran de la 13ème foire internationale du pétrole, du gaz et de la pétrochimie, le régime des mollahs avait (...)

Mort de Germaine TILLION

Le Premier ministre a exprimé dès samedi son émotion à l annonce de la mort de Germaine TILLION, ethnologue, déportée et résistante.
Il a rendu hommage au parcours lumineux et courageux de cette femme qui n avait jamais renoncé à aucune de ses valeurs.
Germaine TILLION était l une des cinq femmes françaises élevées au rang de Grand-Croix de la Légion d honneur. Le 21 janvier 2005, François FILLON, alors ministre de l Education nationale, avait eu le privilège de s adresser à Germaine TILLION, en inaugurant à Saint-Mandé l école maternelle qui porte désormais son nom et celui de sa mère, Emilie :

"Votre personnalité comme votre trajectoire personnifient le sens de l indépendance intellectuelle et le pouvoir libérateur du savoir et de l étude. (...) L histoire, il y a soixante ans, accumulait contre toute raison les cruautés les plus atroces. Grâce à vous, Madame TILLION, grâce à celles et ceux qui, à votre image, se dressèrent pour l honneur de la France et des hommes, des enfants libres peuvent aujourd hui, à Saint-Mandé, comme partout sur notre territoire, vivre, apprendre, grandir en paix."

(texte complet du discours)
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