Archive mars 2008

Tous les articles archivés pour le mois et l'année demandée.

Entré en dépendance entière…

“Le poète est celui qui se recouvre d’huile” - M.H. Un fieffé commentateur de ces lieux, le dénommé “Aurèlien”, dont j’aime la joyeuse grossièreté et la vivifiante inculture, pose que je suis un “frustré” et que ma “frustration sexuelle” préside à chacun de mes propos. C’est assez vrai… Et je veux ici incarner le frustré à son [...]

Débat sans vote mardi au Parlement sur l Afghanistan


ANEDeux débats, mais aucun vote. A la veille du sommet de l OTAN, députés et sénateurs vont débattre mardi du renforcement du contingent français en Afghanistan, mais n auront pas la possibilité de se prononcer sur la décision prise par Nicolas Sarkozy.

Le débat se tiendra à l Assemblée nationale de 15h à 16h, à la place des questions au gouvernement, puis au Sénat de 17h30 à 19h30. François Fillon, qui représentera le gouvernement, ouvrira la discussion, avant de céder la parole aux orateurs des différents groupes.

Le Premier ministre a opposé une fin de non-recevoir à la demande de l opposition que les échanges se terminent par un vote engageant la responsabilité du gouvernement. "Il n y a jamais eu de vote dans notre pays sur l envoi de forces", a-t-il affirmé dimanche soir sur TF1. Une entorse à la vérité: François Mitterrand avait sollicité un vote du Parlement, en janvier 1991, sur l engagement de la France dans la guerre du Golfe.

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Turquie: le parti au pouvoir bientôt interdit ?

La Cour constitutionnelle, la plus haute instance judiciaire de Turquie, a jugé recevable le recours déposé le 14 mars par le procureur en chef de la Cour de cassation, Abdurrahman Yalçinkaya, qui estime que l AKP, le parti qui gouverne le pays depuis 2002, menace les fondements laïques de la république turque.
Le vice-président de la Cour constitutionnelle Osman Paksüt a déclaré devant une myriade de caméras, au terme d une réunion, que la décision avait été prise à l unanimité des 11 juges. Une majorité des juges a par ailleurs décidé d inclure dans le procès le chef de l Etat Abdullah Gül, un ancien cadre de l AKP, a dit Paksüt, sans donner d autres détails.
Cinq années d interdiction ?
Cette décision lance formellement le procès à l encontre de l AKP, créé en 2001 sur les cendres de partis islamistes dissous pour les mêmes motifs. Dans son réquisitoire, le procureur a réclamé cinq années d interdiction de toute activité politique à l encontre de 71 responsables de l AKP, dont Gül et le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.Le parti réfute ces accusations et affirme que la plainte répond à des motivations politiques. L AKP, qui a été confortablement réélu lors des dernières élections législatives en juillet 2007, affirme avoir rompu avec l islam politique et se définit comme un parti "démocrate conservateur".Les milieux pro-laïcité, très influents au sein de l armée, de la magistrature et de certaines administrations, l accusent néanmoins de vouloir islamiser la Turquie, à la population officiellement à 99% musulmane mais au régime strictement laïc.La cour va maintenant se pencher sur le fond du dossier. L AKP dispose d un délai d un mois, extensible, pour présenter sa défense. Un verdict devrait prendre plusieurs mois.
L affaire du voile
Le procureur cite dans son recours la récente libéralisation du voile islamique à l Université, dont l application est toujours suspendue à une décision de la justice, et rappelle aussi la tentative d interdire l alcool dans certains quartiers ou l invocation des "oulémas" pour trancher des questions de société.Cette procédure insolite contre un parti au pouvoir en Turquie - même si une vingtaine de partis ont été interdits depuis les années 1960 - pourrait menacer la stabilité politique du pays et perturber ses négociations d adhésion à l Union européenne, qui n avancent qu au ralenti depuis leur ouverture en octobre 2005.
La Commission européenne a appelé samedi la justice turque à prendre en compte "l intérêt à long terme" du pays.Note YR : je crains qu il s agisse seulement d un dernier " baroud " d honneur d une frange nostalgique du pouvoir turc qui pleure encore la disparition de Mustapha Kemal Atatürk. Le pouvoir islamisant en place est bien trop présent dans ce pays à 99 % musulman et candidat - déjà accepté ? - de l UE. 

Carla Bruni sauve la Villa Médicis


Bon, ben, finalement, elle commence à me plaire, la first Lady. Il faut dire que jusqu ici, j ai plutôt eu de la sympathie pour les compagnes de Sarko.

Je trouve sa sortie à propos de Benamou excellente :

"cette curiosité si française qui veut que l on écarte un conseiller en le nommant à un poste magnifique." Bien dit. Benamou a senti le vent tourner et il s est prudemment retiré. Ouf, la Villa Médicis l a échappé belle !

Il faut dire qu à la base il y a une histoire vaudevillesque qui mérite d être racontée : le 18 décembre dernier, le Conseil d Administration de…

Algérie : à quand la liberté de culte ?

après “l Appel pour la tolérance, pour le respect des libertés” - l Algérie aujourd hui

Dati, tout doucement vers la tombe politique

- Syndication / Rachida Dati

Eliminer pour s’aggrandir : la LCR pourra-t-elle faire un grand parti ?

J’étais partie quelques jours de Paris - je voulais montrer la mer à mon fls (trop bien !). Me revoilà. Je n’ai pas raté pour autant les deux papiers parus la semaine dernière dans Libé et Le Monde évoquant la situation de Christian Picquet, animateur du courant minoritaire UNIR de la LCR qui vient de le [...]

Serge … Dalaï Lama

Esprit olympique, esprit démocratique, esprit de système 31/03

La Chine et les Jeux Olympiques, encore, parce que la question demeure ouverte. Par une étrange glissade, les médias étaient interdits de la cérémonie de passation de la flamme, samedi et dimanche, à Athènes, entre les dirigeants olympiques grecs et chinois. Il est rare, heureusement, que des manifestations publiques se déroulent dans l occident démocratique hors la présence des journalistes. Ceci s est produit ce week-end parce qu il s agit désormais pour l occident démocratique de protéger la Chine. Curieux retournement. Curieux t inacceptable, au regard de nos valeurs. La police grecque a même été plus loin. Des personnes ont manifestés au passage réduit et encadré de la flamme olympiques dans les rues d Athènes. Elles réclamaient la liberté pour le Tibet. Elles ont été arrêtées, gardées à vue, libérées seulement quand plus aucun officiel chinois ne se trouvait dans les parages. Que ne ferait-on pas pour que les Jeux se déroulent dans les apparences de la normalité? Ce matin, Guy Drut, ancien champion olympique du 110 mètres haies, était l invité de RTL, à 7h50. Il était présent, en tant que membre du CIO (comité international olympique), à la session de 2001 qui a accordé l organisation des Jeux à Pékin. Il est toujours membre du CIO. Il a défendu sans emphase la décision de confier l organisation des Jeux 2008 à la plus grande dictature du monde. Difficile, a-t-il dit, d ignorer le cinquième de l humanité. C est vrai. Ce qui n empêche pas les athlètes ou les responsables politiques de dire ce qu ils ont à dire, a-t-il complété. C est bien. Il a aussi évoqué la discrétion du président du CIO, et on pouvait entendre dans sa voix comme un regret que cette discrétion soit à ce point de la discrétion. En fait-on trop, à propos de la contestation des JO à Pékin? Ne s agit-il pas de l expression de bons sentiments susceptibles de donner bonnes conscience à de bons Français, acteurs, intellectuels, en mal de publicité? Voilà, résumée, la thèse qu ont présenté samedi soir, sur France 2, Eric Naulleau et Eric Zemmour, tous deux chroniqueurs dans l émission de Laurent Ruquier, "On n est pas couché". Ils s affrontaient ainsi à Robert Ménard, président de Reporter sans frontières, l auteur des troubles, l autre semaine, sur le site d Olympie. L un des deux chroniqueurs ne voyait dans l expression de cette contestation que la prise de parole de "grands bourgeois", c est son expression, catégorisation sociale qui semblait suffire à ses yeux pour discréditer les auteurs des critiques formulées contre la Chine. Curieux argumentaire. Dans la société française, comme d ailleurs dans toutes les sociétés démocratiques, grands et petits bourgeois, ouvriers et patrons, sont tous des citoyens. Chaque individu, quel que soit son appartenance sociale, bénéficie d un droit d expression. Pourquoi remettre cela en cause? Que signifie cette pensée? Quelles conséquences pratiques tirer d une telle mise en cause? S agit-il de prôner la suppression des classes sociales? Finis les patrons, donc finis les ouvriers? Propriété collective du capital? Dommage que son auteur n est pas été questionné sur ce point.
D autres arguments ont servi à Eric Nalleau et Eric Zemmour pour s opposer à ce qui peut paraître comme une pensée dominante donc un conformisme, à savoir la dénonciation de l organisation des Jeux à Pékin. L utilisation abusive de l émotion que représente la répression au Tibet pour l un, le sentiment d une découverte aujourd hui d une vérité vieille de cinquante ans, à savoir le caractère dictatorial de la Chine, pour l autre. "La défense des droits de l homme ne font pas une politique étrangère", a-t-on encore entendu. "Le président de la République n a pas été élu pour défendre les droits de l homme mais pour défendre les intérêts de la France", a-t-il été également dit.
Que répondre à tout ceci? Bien sûr il y a l apparence du courage quand toutes les voix qui le peuvent, car il est vrai qu il existe une inégalité dans les sociétés dans le domaine de la parole publique, critiquent la Chine et l organisation des jeux qui leur a été confié. Mais au delà de la posture, à quoi servent ces arguments? A quoi aboutissent-ils dans l esprit de leurs auteurs?  Faudrait-il se taire quand des Tibétains meurent? Faudrait-il tourner la tête quand tombe la nouvelle de l emprisonnement pur cinq ans d un Chinois, coupable d avoir seulement demandé davantage de droits et de libertés dans son pays? Faut-il concevoir à l avenir tout discours vers l extérieur uniquement en fonction d intérêts, sans jamais défendre, fut-ce timidement et donc maladroitement, incomplètement, des valeurs et des principes? En réalité, c est l intérêt de ce contre discours que l on ne perçoit pas. Il est normal, bien sûr, que des gens soient contre dans une démocratie, puisque certains sont pour. On ne peut donc pas prétendre défendre l idéal démocratique dans le débat sur les JO confiés à la Chine et en disqualifier la manifestation en France. Pour autant, être contre parce que tout le monde est pour ne suffit visiblement pas. Ou alors, il faut un argumentaire plus élaboré que celui qui nous a été présenté samedi soir.

Banderille n°211 : Pléistocène, Holocène et Mises en scène*

C’est le printemps ! Y’a d’la joie, bonjour, bonjour les hirondelles ! Le départ de François Hollande de son poste de premier secrétaire, après 11 années de cogestion, fait office de bouchon de champagne libérant un jet de mousse alcoolisé de mauvais Champomy, ou bien de couvercle sur une marmite qui se déglinguerait après des années [...]
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