Archive février 2008

Tous les articles archivés pour le mois et l'année demandée.

Une soirée avec le Grand Maître de la Grande Loge

En matière de richesse culturelle, l exposition maçonnique qui se tient à la médiathèque de Louviers, permet une approche saisissante sur ce sujet trop méconnu du grand public. L histoire de la...

Inauguration du Salon de l’Agriculture : “Casse-toi, pauv’ con !”

Toujours plus classe, notre Président Bling-Bling revient en force. Après le célèbre “Viens descend ! Descend ! ” adressé aux pécheurs, voilà le “Casse-toi, pauv’ con“, répondu à un quidam qui, refusant de lui serrer la main, lui lançait un - peu cordial il est vrai - “touche moi pas”. Après “salope” et ”tocard“, “pauv’ con” entre [...]

Philippe GOUJON, Jean-François LAMOUR : tandem gagnant pour le 15ème !


Ces deux là, c’est une équipe qui marche ! Même le plus socialiste de nos adversaires ne pourrait en dire autrement. Et Dieu sait qu’il était loin le temps où les deux députés du 15ème arrondissement partaient unis au combat municipal. Mais la révolution sarkozyste est passée par là, et avec elle est arrivé le temps du renouvellement. Deux nouveaux députés ont été élus dans les 12ème et 13ème circonscriptions de Paris, et l’union du 15ème arrondissement a été retrouvée.
 
Philippe GOUJON est la tête de liste désignée et soutenue par l’UMP, mais Jean-François LAMOUR est plus que jamais à ses côtés et c’est ENSEMBLE qu’ils se présentent aux suffrages des électeurs.
 
ENSEMBLE pour Paris, derrière Françoise de PANAFIEU, ENSEMBLE pour défendre un même projet, ENSEMBLE pour porter des valeurs communes, ENSEMBLE pour le 15ème, et pour ses habitants.
 
Jeunes Populaires 15 - Louis BAPTISTE

Sophie Favier nue s ébroue en politique...

Faisons-nous entendre sur le logement social !

Bonjours à tous,Nous avons fait le choix de lancer une campagne contre les maires qui ne construisent pas de logements sociaux.Nous sommes à 400 signataires, pour l instant, pour notre appel consultable ici : http://www.facebook.com/group.php?gid=8223249499&ref=share.C est à dire à la moitié de l objectifs que nous nous sommes fixés : pensez à faire signer la pétition autour de vous et à la transmettre à tous vos contacts !Jeudi soir, à Paris, se tiendra la nuit solidaire pour le logement. De nombreuses associations passeront la nuit Place de la République, pour dénoncer la politique gouvernementale concernant le logement. De nombreux artistes sont annoncés (Bertignac, M, Indochine...), des animations, etc.RéSo se doit d être présent à ce rendez-vous militant et nous vous appelons donc à venir faire un tour :A PARTIR DE 18 HPLACE DE LA REPUBLIQUEA PARISA jeudi--------------------

Avec Sarko, Neuilly, c est Bling-bling ba-da-boum

On m’annoncerait demain que Carla Bruni s’est enfuie de l’Elysée, en compagnie de Dominique de Villepin, que je n’en serais pas davantage étonné. En Sarkozie tout est désormais possible. Y compris Dallas à Neuilly. Voilà que le fiston s’y colle. Mèche rebelle, écharpe nouée à la méhariste et chemise bien repassée par l’employée de maison  - elle a ses papiers celle-là ? – il vient apporter l’incontestable preuve que la biologie moderne  attendait : oui, le gêne de la trahison est héréditaire.
Certes, pour l’heure, Jeannot n’a, pour tout mérite que de s’être fait voler son scooter. Mais avec ce magistral coup de poignard dans le dos de Martinon gnon-gnon, tous les espoirs lui sont permis. Sarkozy, c’est le nom hongrois des Borgia. On tremble déjà à l’idée du sort que le petit Louis réserve à ses ours en peluche, au vu de ce lourd patrimoine génétique.
Il y a quelques temps encore, une vache, affublée d’une pancarte UMP aurait élue dès le premier tour à Neuilly. Aujourd’hui, le président peine à imposer sa volonté dans sa ville. Surtout quand Devedjian s’en mêle. Grandeur et décadence. Jusqu’où le chef de l’Etat peut-il dégringoler ainsi ? Au train où vont les choses -  10 points de popularité perdus en un  mois – il ne restera plus personne pour souffler avec lui la première bougie de son quinquennat.
Neuf mois – à peine une grossesse - et l’on se croirait en fin de règne. Lugubre. Chirac en 1997. Ou bien Mitterrand en 1993. L’un et l’autre ne maîtrisaient plus rien. Ne lisaient même plus les journaux, tant l’accumulation des désastres et des critiques leur sapait le moral.
Le  dernier carré des grognards sarkozystes accuse les médias. Refrain connu. Mais particulièrement malvenu en la circonstance. Jamais un président n’avait instrumentalisé caméras et stylos à ce point. Cela n’aura pas suffi. L’épaisseur présidentielle se concilie mal avec la taille mannequin, les ors de la République s’accommodent peu des paillettes et le people n’est pas le peuple. Il faut choisir : la une de Voici ou le frontispice du Panthéon.
La vacuité du sarkozysme éclate au grand jour. Dans un pays ou jadis les rois thaumaturges guérissaient les écrouelles, on attend du souverain davantage de sens historique.  Un peu de grandeur, si j’osais.
Que resterait-il de Sarkozy dans les manuels si l’aventure s’arrêtait maintenant ? Son zizi, sa quéquette, son roudoudou…Car de Cécilia à Carla, en passant par les autres, il semble que la libido de cet homme ait du mal à s’investir dans autre chose que la chair. Au moins, Napoléon, ce chaud lapin, avait-il,  lui conquis l’Europe et jeté les bases de nos institutions.  C’est vrai, il ne faisait pas de jogging.
Regardez-le, notre président, agité de tics, caricature de sa propre marionnette cathodique. Ah non, ce n’est pas De Gaulle. Plutôt Paul Deschanel après qu’il est tombé du train. En plein désordre psychologique. Ne sachant plus comment refermer la boite de pandore.
Le problème, c’est qu’il reste quatre ans à tirer. Putain, quatre ans ! Sans aucun recours.
Le parti socialiste ? Apparemment, François Hollande mélange toujours du pain avec ses nouilles, à en juger par ses bajoues congestionnées, entraperçues l’autre jour sur une chaîne qui, CSA oblige, s’était souvenue que l’opposition à Sarkozy ne se résume pas aux seuls députés UMP. Pour le reste,  - était-ce parce qu’il avait la bouche pleine ? – le message était inaudible. Comme d’habitude.
Mais ne l’enterrez pas trop vite. Je vous fiche mon billet que cet histrion aura le toupet de revendiquer la branlée que va prendre la majorité aux municipales. Il n’a peur de rien. Comme si, sous son règne, les victoires socialistes avaient pu être autre chose qu’une divine surprise, confère les régionales de 2004.
Quant à François Bayrou, faute de troupes et de lieutenants, il est condamné au témoignage. Un rôle dans lequel il n’est pas mauvais d’ailleurs.  Je dois le reconnaître,  il m’a épaté en rappelant à l’ordre Nicolas Sarkozy à propos de la comparaison que ce dernier avait établi entre l’instituteur laïc et le curé. Qu’un catholique convaincu vienne défendre les valeurs de la République, malmenées par celui-là même qui a la charge de les préserver, a quelque chose de réjouissant. A côté des parvenus et des margoulins, il reste donc encore des hommes d’Etat. C’est une bonne nouvelle par les temps qui courent.
 
 
 

Aurélie Filippetti : « Je suis une enfant de Mai 1968 »


AurélieDéputée de la Moselle, proche de Ségolène Royal, Aurélie Filippetti, 34 ans, est à l Assemblée l une des valeurs montantes du groupe PS dont elle est la porte-parole. Originaire de Lorraine, fille d un mineur de fond communiste, Aurélie Filippetti a rejoint le PS en 2006, après avoir été, lors des dernières municipales en 2001, tête de liste des Verts dans le Ve arrondissement de Paris.

Avez-vous été rassurée par les propos de Nicolas Sarkozy qui, jeudi dans le Nord, a appelé à « la plus grande fermeté » contre les sectes ?

Pas vraiment. Depuis son élection, il organise la vente à la découpe de la laïcité.

Sa stratégie est connue : trois pas en avant, deux pas en arrière. Sa conseillère, Emmanuelle Mignon, lui sert de poisson-pilote : Nicolas Sarkozy n en pense pas moins. Qui a oublié l accueil qu il avait réservé à Bercy au scientologue Tom Cruise ? Bon, d accord, devant le tollé, il a dû reculer, mais le mal est fait : les repères sont brouillés, et la laïcité a pris un nouveau coup.

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En 20 ans la part des salaires dans le PIB a baissé de 9,3 %


= plus de 100 milliards d’euros passés des salariés au capital. Ce chiffre, 9,3 %, suffit à contester toutes les « réformes » en cours : allongement de la durée de cotisations pour les retraites, salaires qui stagnent depuis vingt ans, mise en place de la franchise médicale…

extrait du Monde diplomatique :
Partage des richesses, la question taboue

Afin de « défendre le pouvoir d’achat », le gouvernement français envisage une série de mesures – monétisation des congés non pris, travail le dimanche, implantation plus facile des hypermarchés. Une donnée du problème est presque toujours occultée : en vingt ans, la part des salaires dans le produit intérieur brut français a baissé de 9,3 %, ce qui correspond à plus de 100 milliards d’euros en partie transférés vers le capital. Cet élément central du débat en est devenu le point aveugle.
Par François Ruffin


« La part des profits est inhabituellement élevée à présent (et la part des salaires inhabituellement basse). En fait, l’amplitude de cette évolution et l’éventail des pays concernés n’ont pas de précédent dans les quarante-cinq dernières années. » D’où sont tirées ces lignes ? D’un texte de la Confédération générale du travail (CGT) ? Nullement : elles viennent d’un article de la Banque des règlements internationaux (BRI), une institution qui réunit chaque mois, à Bâle (Suisse), les banquiers centraux afin de « coordonner les politiques monétaires » et d’« édicter des règles prudentielles ». Ce n’est pas vraiment un repaire de marxistes ; pourtant, leur exposé sur cette « marge [de profit] d’une importance sans précédent » se poursuit sur vingt-trois pages.

Et qui redoute le pire ? « J’ai attendu et j’attends encore quelque normalisation dans le partage du profit et des salaires » car « la part des salaires dans la valeur ajoutée est historiquement basse, à l’inverse d’une productivité qui ne cesse de s’améliorer ». Or « ce découplage entre faibles progressions salariales et profits historiques des entreprises fait craindre (...) une montée du ressentiment, aux Etats-Unis comme ailleurs, contre le capitalisme et le marché ». Là, il s’agit de M. Alan Greenspan, ancien directeur de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui livre ses inquiétudes au Financial Times .

Ce constat, chiffré, est unanimement partagé. D’après le Fonds monétaire international (FMI), dans les pays membres du G7, la part des salaires dans le produit intérieur brut (PIB) a baissé de 5,8 % entre 1983 et 2006. D’après la Commission européenne, au sein de l’Europe cette fois, cette part a chuté de 8,6 %. Et, en France, de 9,3 % .

Par le gigantisme des sommes en jeu, des dizaines de milliards d’euros, ces 9,3 % devraient s’installer au cœur du débat. Toute la contestation des « nécessaires réformes en cours » (« régimes spéciaux », retraites, sécurité sociale, mais aussi pouvoir d’achat) pourrait s’appuyer sur ce chiffre. Or c’est à l’inverse qu’on assiste : il est (...)

version intégrale dans le Monde Diplomatique de janvier.

Mais François Ruffin l auteur de cette article était aujourd hui l invité de Là-bas si j y suis sur France Inter, excellente émission qui peut s écouter en ligne ici.

L illustration (cliquez sur ce lien pour pouvoir mieux lire le texte au-dessous) provient du journal Fakir.

A voir également ce rapport de la commission européenne : "The labour income share in the european union", traduit et résumé sur le site contrinfo.org.

"La part des revenus du travail dans la richesse globale européenne a, ces 30 dernières années, continuellement perdu du terrain par rapport aux revenus du capital. "Il est souhaitable que cette tendance soit inversée pour préserver la cohésion sociale", a commenté la Commission européenne dans son rapport 2007 sur l emploi en Europe."

Une manifestation de soutien…aux délinquants !!!


Identita Nostra
Article de Kreuzer publié le 24 février 2008
Hier, à Villiers le Bel, plusieurs jeunes afro-musulmans se sont rassemblés pour afficher leur solidarité avec les 40 « jeunes » interpellés dans le cadre de l’enquête sur les violences ethniques du mois de novembre dernier.
Ce genre de rassemblement n’est pas une nouveauté puisque j’évoquais déjà un fait similaire il y a quelques mois dans les Yvelines. Dans le cadre de la solidarité ethnico-culturelle, il n’est pas rare en effet de voir des manifestations de soutien envers des personnes interpellées, y compris lorsqu’il s’agit de racailles soupçonnées d’avoir commis de graves crimes et délits.
Pour l’affaire de Villiers le Bel, on a assisté à une forte mobilisation de la communauté afro-antillaise du fait que la plupart des personnes interpellées il y a quelques jours sont justement des africains et des antillais (ce n’est pas moi qui le dis mais le Figaro).
Cela prouve une fois de plus que les bases de la cohésion dans certains quartiers sensibles ne sont plus d’ordre social mais bel et bien d’ordre culturel et ethnique.

Remise en cause des quotas de pêche?

 Nous avons décidément un président démagogue (l arrêt de la pub sur France2, "parce qu on ne peut pas imposer de la pub aux contribuable sur une chaîne publique" est un autre exemple), et finalement, irresponsable. A quoi sert l annonce hier de la remise en cause des quotas de pêche acceptés par les 27 pays de l UE en Conseil?
 Le président est-il en tel désarroi depuis l annonce de sa baisse de popularité continue, qu il va dire n importe quoi pour la faire remonter auprès de telle population, puis auprès de telle autre? Cela s appelle du clientélisme.
 Alors pour les quotas de pêche précisément, que compte faire le président? Et bien profiter de la présidence Française de l UE pour tout simplement réviser les quotas qui ont été accepté le mois dernier. Lesquels quotas avaient été déjà singulièrement baissés par rapport aux recommandations de l Union Européenne, qui elle-même avait un peu sous-estimé les recommandations des scientifiques. Et bien donc Sarkozy veut empirer les choses.
 Regardez bien le tour de passe-passe: d un côté il est censé être le président de l environnement, de la prise de conscience globale de l enjeu climatique. Avec images à l appui Al Gore au Grenelle de l Environnement, ainsi que des phrases péremptoires type "je suis le président qui a le plus fait bouger les choses en matière de réchauffement climatique" (ce qui n est pas faux d ailleurs). Et de l autre, pour 70000 Français vivant de la mer (dont 24000 de la pêche), il promet de réviser des quotas qui DEJA aujourd hui ne sont sans doute pas suffisants pour assurer la pérennité du cabillaud dans les mers du nord, et du thon dans la méditerranée. Et ce d autant que les quotas ont pour tradition d être établis pour être dépassés. Malgré les efforts de la justice.
 Voilà, notre président Janus, qui pour quelques points de sondages de popularité va dire n importe quoi devant les marins Français. Et à Michel Barnier, qui mène son ministère avec un véritable esprit de responsabilité et un vrai souci de concertation avec ses partenaires européens, de manger son chapeau. 
 Quand l idée de faire rêver les Français avec un feuilleton "Amour, Gloire et Beauté" au quotidien sur la vie sentimentale du président ne marche pas, il vaut mieux revenir aux bonnes vieilles recettes: déclarations à l emporte-pièce et clientélisme.
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